Parmi les paris technologiques de la transition énergétique européenne, l’hydrogène vert occupe une place particulière : produit par électrolyse à partir d’électricité renouvelable, il est présenté comme une solution pour décarboner les usages industriels les plus difficiles à électriser directement.
Des ambitions industrielles fortes
L’Allemagne et l’Espagne se sont positionnées comme des pionniers de cette filière, la première misant sur ses savoir-faire industriels pour développer les usages, la seconde sur son potentiel solaire exceptionnel pour produire un hydrogène compétitif destiné en partie à l’exportation vers le reste du continent.
Un coût de production encore élevé
Malgré cet engouement, l’hydrogène vert reste aujourd’hui nettement plus coûteux à produire que l’hydrogène issu du gaz naturel, freinant son adoption à grande échelle par l’industrie. Les subventions publiques massives mises en place par plusieurs gouvernements européens visent précisément à combler cet écart de compétitivité le temps que les coûts de production baissent avec l’échelle.
Les analystes s’accordent à dire que l’horizon 2030 sera décisif pour juger si cette filière tient ses promesses industrielles, au-delà des nombreuses annonces de projets encore au stade préliminaire.