Face à un risque de pénurie hivernale, l’Union européenne a développé des mécanismes de solidarité énergétique entre États membres, une dimension moins médiatisée que les grands plans d’investissement mais essentielle à la gestion de la crise.
Des accords bilatéraux de secours
Plusieurs pays ont signé des accords bilatéraux prévoyant une aide mutuelle en cas de pénurie grave de gaz, engageant un État à fournir une partie de ses réserves à un voisin en difficulté, moyennant compensation financière. Ce type de dispositif, resté largement théorique jusqu’alors, a pris une dimension concrète et opérationnelle avec la crise.
Renforcer les interconnexions physiques
Au-delà des accords contractuels, la crise a accéléré des projets d’interconnexion des réseaux électriques et gaziers entre pays voisins, notamment dans la péninsule ibérique, historiquement mal connectée au reste du continent en raison du relief pyrénéen.
Cette solidarité énergétique, encore fragile, est présentée par plusieurs responsables européens comme une préfiguration d’une véritable union de l’énergie, un projet ancien relancé avec une urgence nouvelle.