Les États-Unis sont devenus en quelques années l’un des tout premiers fournisseurs de gaz naturel liquéfié de l’Union européenne, un basculement qui aurait semblé improbable il y a encore une décennie, lorsque les capacités d’exportation américaines restaient marginales.
Un essor porté par le boom du gaz de schiste
L’exploitation à grande échelle du gaz de schiste sur le territoire américain a permis la construction de terminaux d’exportation massifs le long du golfe du Mexique. Cette capacité industrielle, développée initialement pour approvisionner les marchés asiatiques, s’est réorientée en partie vers l’Europe lorsque la demande y est devenue urgente.
Des cargaisons flexibles, un prix à payer
Contrairement au gaz acheminé par gazoduc, le GNL offre une flexibilité précieuse : les cargaisons peuvent être redirigées vers le marché offrant le meilleur prix. Cette flexibilité a un coût : le gaz naturel liquéfié reste structurellement plus cher à produire et à transporter que le gaz par pipeline, ce qui pèse durablement sur la facture énergétique européenne.
Les volumes importés depuis les États-Unis ont plus que doublé entre 2021 et 2023 selon les données de l’Agence internationale de l’énergie, faisant de ce pays un partenaire énergétique de premier plan pour le continent.