La crise énergétique a agi comme un accélérateur pour le déploiement des énergies renouvelables en Europe, les gouvernements y voyant à la fois un impératif climatique et une réponse à la dépendance aux importations fossiles.
Des capacités installées en forte hausse
Les nouvelles capacités solaires et éoliennes mises en service chaque année en Europe ont atteint des records successifs depuis 2022, portées par la baisse continue des coûts de production et une volonté politique renforcée d’accélérer les procédures d’autorisation, souvent pointées comme le principal frein au développement de ces filières.
Le défi persistant de l’intermittence
Cette accélération ne résout pas pour autant le problème structurel de l’intermittence : le vent et le soleil ne produisent pas d’électricité en continu, ce qui impose de maintenir des capacités de production pilotables — gaz, nucléaire, hydroélectricité — en complément, ou de développer des solutions de stockage à grande échelle encore coûteuses.
Les gestionnaires de réseaux européens investissent massivement dans la modernisation de leurs infrastructures pour absorber cette production plus variable, un chantier qui s’étalera sur plusieurs décennies.